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 Nawel Ialenkaï

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Nawel Ialenkaï

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MessageSujet: Nawel Ialenkaï   Mer 21 Avr - 11:55

CYLON

Nawel Ialenkaï








  • Nom : Ialenkaï
  • Prénom : Nawel
  • Date de naissance : 22 ans d'apparence humaine, 37 ans de vie Cylon
  • Lieu de naissance : Ewirié
  • Situation familiale : Célibataire
  • Orientation sexuelle : Hétérosexuelle




  • Caractère :

    Prenez une touche de douceur, un zeste de mélancolie, une cuillerée de timidité, avec un nappage de charme digne d’un ange. Vous reconnaitrez de loin la jeune princesse. Discrète, calme, et rêveuse, faites de failles plus mystérieuses les unes aux autres, plus troublantes que touchantes, dans son regard nous ne pouvons rien lire, car rien ne semble l’atteindre. Enfant elle ne semblait ni voir, ni entendre, une impression qu’elle était emprisonnée dans une bulle, elle ne parla que tard, mais sa prise de parole est toujours rare, et étonnante. Depuis la mort de son jumeau, son double, elle refuse tout contact, elle n’a su combler le vide. Un sourire s’échappe de temps en temps de ses lèvres, seul son ainé sait donner cette lueur de joie à cette princesse bien étrange, et bien terne face au statut qu’elle devrait avoir. il se dégage tant d’appréhension. Difficile de définir un personnage qui ne s’ouvre à personne, comment pourrait t’elle se décrire, elle-même, elle ne sait pas ce que veut dire émotions, sentiments, elle ne sait comment expliquer ces mots… elle n’est pas sans cœur, détrompez vous, elle ne s’est juste pas comment utiliser ce mot. Mais qui le sait vraiment … Il sait très bien faire la différence entre bien et mal, elle ne sait pas faire de demi mesure entre ces deux termes, pour elle chaque personne est soit bon, soit méchant, peut être que se raccrocher à ce qu’on lui a appris est elle la chose la plus facile pour elle, car tout changement, elle ne sait les gérer. L’inconnu l’angoisse d’avance, un imprévu la tétanise. Un être d’un autre temps, d’une autre planète, une figurine absente dans un corps en continuel mouvement. Elle ne sait comment aimer, car son âme sœur lui à voler son cœur en s’échappant vers les cieux. Des jumeaux vrais ne sont qu'un seul être dont la monstruosité est d'occuper deux places différentes dans l'espace.

  • Physique :

    Le corps est le tombeau de l'âme. Platon

    La tête d’un ange, les traits fins, le regard noisette, et une chevelure vénitienne et emmêlée… Facile de s’arrêter à ça, de mettre un point final à cette description, mais cela serait être simpliste, et la tache bien trop facile. Attardons nous à son regard, il pourrait être tout à fait banal, d’un marron simpliste, beaucoup pourrait penser que c’est le reflet de son âme, soit le vide, mais attardez vous bien à ce regard. Un marron qui se décline en différente nuance profonde, digne des plus grands paysages signe de profondeur, de mystère, de trouble, un paysage qui varie selon les saisons, ici selon ses humeurs. Une bouche charnue, des joues avec des pommettes, un grain de peau nacré, elle a un visage d’un vrai ange, mais elle ne possède pas d’ailes. Passons à son corps, maintenant, on ne pourrait pas la qualifier de femme maigre n’y de femme ronde, elle fut dessinée par les mains d’un peintre, une jolie poitrine, un ventre plat, des fines hanches. Mais que c’est facile de juger une femme par ce qu’elle dégage, on pourrait la surnommer petite poupée de chiffon … Habillée avec toujours cette touche de légèreté mais d’élégance, évitant toute vulgarité, prônant les vêtements fluides, aimant cependant passer inaperçue, se fondre dans la foule, et observer… Un corps de nymphe au regard mystérieux, une moue triste, et des doigts toujours tremblant, voila comment peut entrevoir la demoiselle.


  • Histoire : (15 lignes minimum)

    La naissance est un acte sonore, une action qui engendre le bruit : chaque naissance est un cri qui se déroule, se répercute à travers la vie.

    Je dois me décrire, raconter ma courte vie, difficile exercice qui est celui-ci, une tache ardue, car serais je objective, serais je regarder aussi loin que je le voudrais … Je suis Nawel Ialenkaï, unique princesse des Cylons, je possède un titre, un peuple, et une famille, pourtant tout le long de ma vie, je me suis sentie seule, différente, et même étrangère de ce monde.
    Je ne vous cacherais pas que je ne peux vous conter ma naissance, je ne sais comment cela c’est déroulée car je ne pose jamais de questions, est-ce une pointe de négligence de ma part, peut être bien, mais si ma mémoire n’a pas voulu garder cet événement en elle, c’était bien pour une raison…

    Je me souviens seulement de lui, seulement de son odeur, de son sourire, de son regard, lui qui m’a accompagné dès le début de ma vie, lui mon jumeau. Nous avons posé nos regards ensemble sur ce monde qui nous entoure, nous avons crié en même temps, pleurer en communion. Complicité, dualité, amour, nous réunissaient. Je ne peux parler de ma vie sans lui, je ne pensais cependant pas vivre sans lui, et pourtant…

    Difficile d’écrire ces mots, difficiles de raconter une vie, ma vie alors qu’elle s’est achevée en même temps que lui. Je suis juste une automate qui continue à vivre, je sais quoi faire : manger, respirer et dormir, il ne faut juste pas que je pense, il ne faut que je pense à lui.

    On pouvait dire que le début de ma vie fut heureux pour un enfant. Je retrouvais tout ce qu’un enfant avait besoin : de l’amour. J’étais juste plus spéciale que les autres, je ne voulais pas parler, je ne souriais jamais, cela ne voulait pas dire que j’étais triste, mais je n’avais pas besoin de sourire, mon frère le faisait si bien à ma place, il savait parler, penser pour moi, il était mon pilier. Certains diront qu’il cachait mes troubles par amour, je n’y crois rien, on n’était juste : osmose et complémentarité : il était le soleil et moi la lune, lui le feu et moi l’eau. L’un ne va jamais sans l’autre, nous n’étions pas deux « je » mais bien un « nous ». Je ne m’éloignais jamais de lui, il était à mes yeux la continuité de mon corps, mon autre moi, un regard suffisait pour que l’on se comprenne. On était tout en un, on était des âmes sœurs.

    Mais il y a eu cette absence, ce silence pendant de longue année, et une disparition. Du jour au lendemain je me suis retrouvé seule, sans lui, sans attache, sans repaire. Abandonnée, telle était ma sensation. Un abandon fort et puissant que jamais plus il me quittera. Il était tellement tout, j’étais tellement rien. Je savais très bien que si entre nous deux, nos parents auraient préféré que ce soit moi qui ai eu ce terrible accident, je sais très bien qu’ils auraient préféré mon frère que moi, lui le beau, lui la joie, lui l’intelligence. Non, ils ont du apprendre à vivre avec moi, avec mes bizarreries, avec mes longs silences, avec mon étrangeté.
    A la mort de mon frère, je me suis encore plus réfugiée dans mon monde, dans ma bulle, un besoin de n’appartenir à aucun monde qu’au mien. Je n’ai pas pleuré le jour de sa renaissance, (funérailles pour les humains). En effet pour mon peuple chaque mort est une renaissance, nous devons choisir l’emplacement que chérissait la personne décédé, et nous plantons un arbre synonyme de renouveau, de création. Nous pensons que l’âme de nos ancêtres règne dans la sève des arbres, afin de continuer à nous observer. Son arbre fut planté dans le parc du palais, il allait être le plus beau, le plus chatoyant, le plus imposant, ce qu’il aurait été mon frère si il avait pu connaitre l’âge adulte…

    La nature fut alors mon nouveau pilier, j’avais un besoin de sentir la fraicheur de la terre sur la plante de mes pieds, de sentir la douceur de l’herbe sur mon épiderme. Elle était si silencieuse la nature, elle était douce et calme, comme moi, elle ne me posait pas de question, elle acceptait mes silences, mes pleures, mon retrait. J’avais instauré des rituels dans mes journées, qu’ils pleuvent, qu’ils tempêtent, je devais faire ce rituel, parler à cet arbre qui représentait mon frère, lui dire ce que je ne disais à personne. C’était souvent la seule fois de la journée qu’on pouvait me voir émettre un son à ma bouche.

    Je savais très bien ce que voulais dire les longs regards qui se posaient sur moi, je savais très bien ce que tous pensaient, et que personne disait. Des fois même, j’étais tellement en retrait, tellement absente que certains oubliaient que j’étais bien présente, et que j’étais peut être presque muette, mais pas sourde, j’entends encore les mots qui résonnent : « elle n’est pas normal », qu’est ce la norme ?; « elle est attardée » Qu’est ce l’intelligence ?... « Elle n’a vraiment pas le même charisme que son frère » Non ! Je ne suis pas encore morte !

    Mes parents ont alors voulu me protéger, garder continuellement un œil sur moi, envoyant leur émissaires : mon grand frère : « Ivanoé ». Ils se doutent touts trois que je ne le sais pas. Je ne suis pas la dernière des idiotes, je le savais depuis le début. Mais j’aimais que mon grand frère m’apprivoise, j’aimais sentir sa présence, j’aimais sentir son regard protecteur. Peut être qu’au début cela fut une corvée, un ennui pour lui, mais au file des journées, des moments, son regard changeait, il me regardait plus comme l’handicapée de la famille, mais comme un individu à part entière. Je l’emmenais dans des périples dont seule j’en possédais les histoires. Je mis cependant quelque temps avant de lui parler pour la première fois, puis un jour de fraicheur, je l’emmenai au torrent Ewire, puis d’un souffle je lui dis : « tu fais maintenant partie de moi » je lui tendis la main, qu’il agrippa, et je lui souris. Il venait de m’apprivoiser, et à jamais je lui serais fidèle, gagner ma confiance est chose longue et difficile, mais quand vous l’avait à jamais elle restera en moi.

    Puis il fut le temps de partir pour mon frère, encore une fois je sentis ce voyage comme un abandon. Il partit 5 ans avant moi, cinq années tristes et mornes. Mes parents étaient continuellement à se demander si j’étais apte à partir moi aussi. J’avais peur de partir je devais l’avouer, mais j’étouffais ici, l’oppression de mes parents sur mon avenir, et à chaque fois je ne leur répondais pas, je ne disais rien. Ils voulaient moi aussi me marier, mais personne se sentait capable de prendre une attardée en concubine, tout le monde me voyait pas en tant que femme, mais en tant que malade. Je ne plaisais pas, on ne me regardait pas, on ne voyait que mon trouble, et on écoutait ce que les autres pensaient de moi. Personne n’a voulu creuser le personnage que je représentais.

    Puis le jour de mes 37 ans (cylon), je dis mes premiers mots à mes parents: « je veux partir… » Je voulais rejoindre mon frère, seul avec lui j’étais heureuse, seul avec lui je me sentais vivre. Mes parents écoutèrent mon seul souhait.

    L’envie se changea rapidement en cauchemar, comment un monde pouvait être aussi triste, aussi dénuée de nature. Je devais protéger les humains, mais d’une certaine manière je les détestais pour ce qu’il faisait à leur mère nature. Je ne comprenais pas ce monde sans couleur et sans âme, ces décors de buildings, de route et de béton. J’étais même étonné de l’existence de parc, oui ! mon monde était un parc naturelle, et au contraire il y avait de petit espace pour nos appartement, c’était nous les passagers de ce monde et non la nature, donc nous la respectons, et nous lui laissons le plus d’espace possible, à nous de nous serrer, et non, à nous de prendre et voler à ce qui appartient à celle qui nous créé.

    Je me tairais maintenant à vous de me découvrir : N'allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n'y a pas de chemin et laissez une trace.





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Dunlaïr
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MessageSujet: Re: Nawel Ialenkaï   Mar 27 Avr - 20:37

E-xce-llent ! J'aime beaucoup ce que tu en as fait ! L'idée des funérailles "renaissance" me plait énormément : je vais d'ailleurs le rajouter dans le glossaire !

Bref : bienvenue à la modératrice des Liaisons Dangereuses !

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Nawel Ialenkaï

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