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 Hagen Valdis[Terminé ]

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Hagen Valdis

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MessageSujet: Hagen Valdis[Terminé ]   Ven 17 Sep - 19:50

VAMPIRE

Hagen Valdis







  • Nom : Valdis
  • Prénom : Hagen
  • Date de naissance : 18 Janvier 1491
  • Âge d'apparence : J'avais 31 ans lors de ma seconde naissance, il y a 488 ans.
  • Lieu de naissance : Höfn, Islande.
  • Situation familiale : Célibataire, un enfant. Ou dois-je dire en couple avec mon Bébé ?
  • Orientation sexuelle : Hétérosexuelle en général...
  • Pouvoir : Télépathie... Pour ce qui est de la télékinésie, je ne l'ai jamais développée, sans doute parce que mon autre pouvoir me comble bien plus que de faire bouger les objets à distance... Vicissitude... Je contrôle votre chair, je rampe sous votre peau, j'aime la mélodie des os brisés qui percent l'épiderme sous l'appel de Ma Volonté. Tel l'Ange et le Démon que je suis, je peux guérir ou détruire selon mon bon vouloir. Je le pratique aussi sur mon propre corps depuis environ 200 ans. J'avoue que c'est avec délectation que j'ai déformé et blessé ma propre chair pour le contrôler au mieux. Mon pouvoir me définit, sans lui je n'étais encore qu'une esquisse et je me suis employé à l'affiner et à le perfectionner au mieux. Pour autant, il me faut toujours de grandes quantités de sang frais lorsque je me livre tout entier à mes sculptures de chair. Mais je veille toujours à avoir quelques outres à disposition... Je suis le Modeleur, votre chair est ma toile, votre sang mes pinceaux...
  • Groupe/Clan : Je n'ai pas de clan, j'ai toujours eu des problèmes avec l'Autorité.



  • Caractère : Narcissique ? C'est le défaut qu'on m'attribue généralement. Mais personnellement, je ne pense pas qu'avoir conscience de sa supériorité intrinsèque soit un défaut. Même simple fourmi ballottée par les vents j'ai toujours su que j'étais différent de toutes les larves rampantes qui m'entouraient. Humain, j'étais déjà totalement dépourvu de toutes valeurs morales, inutile de dire que devenir un Vampire n'a rien arrangé. La frêle chenille est devenue papillon. Disons que j'ai toujours vu le monde d'une certaine façon, seule ma Volonté fait loi, c'est dire comme les conventions étriquées qui soumettent ma race n'étaient pas faites pour moi. Je ne me cache pas dans l'Ombre pour mordiller les veines des moutons humains, qu'ils me voient, qu'ils me craignent tout autant qu'ils me vénèrent.
    Ce n'est pas pour autant que je considère toutes les fourmis de la même manière. Les Artistes, principalement, s'ils ont le talent et la folie pour attirer mon regard. Quelle que soit la discipline, je reste un incurable esthète, friand de la Beauté sous toutes ses multiples formes. Je sais même être un mécène particulièrement généreux lorsque je rencontre un véritable Artiste.
    J'aime aussi à m'entourer d'humains, souvent éblouis par mon aura, au cours des âges, ils m'ont bien souvent vénéré comme un Dieu. Et j'avoue que j'ai toujours aimé jouer à la fois l'Ange et le Démon...
    Je ne suis qu'ambivalence, j'aime la douleur comme le plaisir, les larmes comme le sang, je suis Ombre et Lumière, mort et Vivant, douceur et violence...
    Je mène mon Eternité comme j'ai vécu lorsque je n'étais qu'un pauvre Mortel, je ne me refuse rien, je m'accorde tout... Malédiction ? Pas pour moi, même si je ne m'en vante pas, je suis véritablement né lorsque le dernier souffle de vie s'est exhalé de mes lèvres... Et j'entends bien en profiter...

  • Physique : Ma silhouette longiligne attire forcément le regard même de très loin, on me voit, c'est ainsi. Et lorsque vous vous approchez, c'est mon regard qui vous capture, l'émeraude scintillant de mes prunelles est un piège attirant. Ajoutez à cela les boucles brunes qui s'emmêlent dans mon cou, des traits d'une douceur presque angélique et vous comprendrez que je ne suis guère repoussant. Ma mère m'a légué sa beauté et son regard ( c'est bien la seule chose que cette paysanne ignorante aura réussi ) et déjà adolescent, je savais le pouvoir que j'avais sur les autres. Homme ou Femme d'ailleurs, mon charisme naturel a toujours transcendé les frontières.
    Je ne supporte que les étoffes de prix, les vêtements de luxe, la soie, le satin, le cuir sont mes matières de prédilection. Mon corps mince est d'une fragilité trompeuse, orné de tatouages qui datent de mes jeunes années de piraterie. Mes longs doigts fins peuvent distiller la douleur ou le plaisir avec la même habileté. Mon sourire achèvera de vous placer à ma merci. Vous m'adorerez ou vous me haïrez, pas de juste milieu avec moi, je ne suis que démesure.

  • Histoire :

    Larve parmi les larves

    Höfn, c’était le nom du stupide village de pêcheurs où j’ai vu le jour… Le froid et la grisaille, la puanteur du poisson et les bouses des bœufs , voilà quel était mon somptueux univers… Je suis né dans la misère et la brume entre deux épidémies de peste...Mon père était un pêcheur qui s’évadait dans l’alcool pour divaguer les aventures de ses soi-disant ancêtres Vikings, ma mère était une beauté triste, abimée trop vite par les rudes travaux des champs. Deux paysans ignorants qui ne savaient même pas lire….

    Et pourtant, je dois bien leur reconnaitre une certaine clairvoyance puisqu’à leurs yeux, dès ma naissance, j’étais un être exceptionnel. Il faut dire que ma chère mère avait fait deux fausses couches avant de finalement arriver à mettre bas convenablement. Elle n’a d’ailleurs plus jamais été engrossée ensuite. En tant qu’enfant unique je faisais déjà figure d’exception à coté de toutes ces familles grouillant de marmots malodorants, j’étais la prunelle des yeux de ma génitrice. Sauf qu’aussi loin que je cherche dans mes souvenirs, je n’ai jamais éprouvé l’élan soi-disant naturel d’un enfant pour ses parents. Ils ne s’en aperçurent pourtant pas et en grandissant, j’ai vite appris à feindre convenablement un amour immodéré pour ma famille. Déjà vers 6 ou 7 ans, je détestais cette vie qui semblait m’être promise, la pêche ou l’élevage, au choix… Joli plan de carrière, non ? Jamais, je ne sais pourquoi mais je me savais d’ores et déjà destiné à un plus grand destin. Et si ce n'était pas le cas, je me débrouillerai pour le provoquer.

    J’échappais le plus souvent aux corvées grâce à l’immense mansuétude de ma mère et je courais les champs et les plages, trainant derrière moi les autres mômes du village qui faisait mes quatre volontés… Les esprits simples sont si faciles à influencer, j’étais déjà un modeleur avant même de connaitre la signification du mot.

    Ma pauvre vie a changée à l’orée de mes huit ans quand un moine d’une communauté catholique voisine a convaincu mes parents que l’Eglise saurait éduquer leur petite merveille. De vous à moi, je soupçonne ce gentil moine d’avoir eu bien d’autres idées en tête mais c’est avec joie que je quittais Höfn pour intégrer les murs gris du monastère . A cette époque, l'Islande n'avait pas encore été convertie au dogme luthérien, les stupidités sur la rédemption, le Bien, le Mal embrumaient l'esprit de ce peuple ignorant.

    J’avais l’esprit vif, j’étais avide de savoir et de connaissances, j’ai donc été un élève appliqué et studieux. Tous les moines me considéraient comme un Ange descendu du ciel pour ainsi dire. Sauf que je n’ai jamais gobé tout le fatras bigot qu’ils tentaient de me faire ingurgiter. Surtout qu’en les voyant vivre, leur Foi me faisait surtout doucement ricaner. Mais avec les années et les études, j’ai réussi à parfaire mon simulacre de piété et de bonté. Et lorsque j’ai eu 14 ans, c’est à regrets que les moines me renvoyèrent à ma chère Famille puisque je ne désirais pas devenir l’un des leurs, leur tâche était achevée. La mienne aussi puisque j’avais déjà découvert à quel point mon apparence pouvait rendre fou ces gentils adorateurs de Dieu. Je les ai damnés pour une bonne dizaine de siècles, je crois...Mais chuuut…

    Je ne comptais pas moisir longtemps au village, j’y ai pourtant encore passé une année entière. Où j’ai eu l’occasion de commettre mon premier meurtre, curieux que j’étais de simplement voir la vie s’échapper d’un corps… C’était une pauvre paysanne ignare qui avait eu le culot de me résister. Personne ne m’a jamais soupçonné, d’ailleurs. Mais qui se souciait de cette pauvre idiote ?
    J’attendais simplement une occasion. Je croyais en moi-même à défaut de croire en un barbu hypothétique sur son trône branlant.

    Et ce jour est venu… Dans le fracas des canons et les cris des villageois… Deux bateaux pirates ont investi le petit port et dévasté les environs. Pillant , violant, saccageant, ne rencontrant qu’une résistance minime, ils ont presque rayé Höfn de la carte… Ce n’était pas une grosse perte…
    Trois d’entre eux, dont le capitaine ont débarqué dans ma pauvre masure, mon père s’est interposé, ils l’ont tué sans même sourciller, les deux autres ont sans doute violé ma mère alors que le chef se retrouvait face à mon regard émeraude dépourvu de toute peur ou de compassion. Je n’avais plus besoin de feindre. Mon absence de réaction devant la mort de mes géniteurs l’a interloqué :

    " Tu n'as pas peur de mourir ? "

    " A quoi bon ? Ca ne m’aidera pas à sauver ma vie… Je déteste supplier... "


    Une heure plus tard, je respirais à plein poumons l'air du grand large...

    L’Envol de la fourmi


    Je me suis bien vite aperçu que les Pirates qui m’avaient recueilli n’étaient pas fondamentalement différents des paysans de mon village. Crasseux, puants, stupides, j’ai subi au début leurs rires gras et leurs mépris suintant. Mais le Capitaine était fasciné par l’adolescent aux allures d’ange que j’étais. Je lui ai appris à lire, je l’ai éduqué autant que lui dans un sens. Et en quelques années, je suis devenu un pirate redoutable, il m’a appris le maniement de l’épée et du mousquet, les mystères de la navigation, il me voyait comme le Fils qu’il n’avait jamais eu. Et je n’ai pas eu le cœur de le détromper.

    J’aimais cette vie, j’adorais le fracas des abordages, la violence des pillages et par-dessus tout découvrir tous les horizons qui m’avaient été dérobés toutes ces années à Höfn. Je conserve de magnifiques souvenirs de ces années de rapine, mais j’ai toujours été conscient qu’il me faudrait un jour m’établir ailleurs. J’avais appris tout ce qu’il était possible de tirer d’eux, j’avais fait le tour du monde, je parlais l’Anglais, le Français et j’estimais qu’il était temps de faire fructifier tout ça.

    Le navire mouillait à Goa et c’est au petit matin que je me suis sournoisement glissé dans la cabine de mon père d’adoption. Il était presque devenu un bigot convaincu sur ses vieux jours, cherchant le pardon et la rédemption pour tous ses péchés. J’imagine qu’il voyait en moi un moyen de se racheter. Toujours est-il qu’il avait amassé une vraie fortune en bijoux et pièces d’or. Il m’avait même révélé où il cachait son magot. Je l’ai égorgé dans son sommeil, ce qui lui a évité une cruelle déception vous en conviendrez et j’ai quitté le navire sans un regard en arrière.

    Les pirates ont ensuite quitté le port sans prendre la peine de me chercher, mais ils étaient traqués, les mers n’étaient plus leur propriété, les meilleures années étaient derrière eux.

    1514, j'avais 23 ans et assez d'ambition et d'or pour prospérer. L'Inde n'en était qu'au début de sa colonisation, mais quel pays prometteur pour les jeunes loups aux dents longues, Français, Portugais, Espagnols, ils se battaient tous pour avoir un morceau du gâteau de l'or en barre que représentaient les épices.

    Grâce à la fortune de mon mécène involontaire, je me suis établi à Goa, investissant dans les comptoirs d'échange et j’ai commencé à rentrer peu à peu dans les cercles de la Haute Société Britannique des environs. Mon allure particulière, mon accent Islandais et le mystère dont j’aimais m’entourer m’a garanti une ascension rapide et fructueuse. J’étais jeune, beau et riche, l’équation est universelle.

    Je vous ferai grâce de mes années d’apprentissage de cette petite Noblesse qui se laisse éblouir par l’argent. Disons que je me suis parfaitement adapté à leurs us et coutumes, j’ai aussi fait fructifier ma fortune en épousant une riche héritière particulièrement naïve et stupide. Que j’ai empoisonné discrètement deux ans plus tard.

    J'ai fini par me lasser de la douceur des Indes... La vieille Europe me murmurait à l’oreille, j’avais une place dans les cours Européennes, il était temps de s’y frotter. La France et l’Italie exerçaient une certaine fascination sur moi, en grande partie parce que j’ai toujours été quelque peu ébloui par les Artistes, peintres, sculpteurs, musiciens, j’aimais leur compagnie, leurs œuvres et mon seul regret était sûrement de n’avoir aucun don de cette nature.

    Je suis donc revenu en Europe en 1520 et 2 ans plus tard, j’étais établi à Florence où je goutais la douceur de vivre. Même si je peux vous avouer que je détestais l’idée de voir mon visage se flétrir sous le joug des années… J’avais 31 ans, je commençais à y penser, forcément…
    Mais encore une fois, j’étais destiné à un plus fabuleux destin…

    De Chenille à Papillon


    Elle se nommait Starla… Nom aux sonorités stellaires pour une Beauté d’une perfection glacée. De longs cheveux bruns dont les boucles flirtaient avec le bas de ses reins, de grands yeux violets scintillants, une bouche aux courbes sensuelles qui donnait l’irrésistible envie de gouter et un corps épanoui aux allures de liane. Je l’ai rencontré lors d’une soirée de gala chez un prince dont je ne me rappelle pas le nom, elle chantait… Sa voix était un enchantement qui ravissait tous ceux qui l’entendaient.

    Je n’ai eu aucun mal à lui être présenté… C’était sûrement la première fois de ma vie que j’étais véritablement fasciné par une femme.

    Nous avons quitté la soirée ensemble mais Starla a cultivé le mystère, me laissant sur ma fringale d’elle sans me laisser une adresse. Elle m’a ensuite plus ou moins baladé, d’apparitions surprises en disparitions soudaines. Je la désirais, elle devenait même ma principale obsession. Au bout de deux mois de ce petit jeu, elle m’a enfin cédé et nous avons passé une nuit inoubliable. Bien sûr, j’avais perçu sa différence mais je n’aurais jamais imaginé que la pâleur de sa carnation et la froideur de sa peau cachaient un Vampire. Je ne croyais pas à ce genre d’absurdités.

    Notre passion était charnelle et dévorante mais au bout de trois mois, j’ai commencé à me lasser. Il faut dire qu’elle devenait possessive, presque vindicative ce qui me hérissait naturellement. Mais Starla n’allait pas me laisser lui échapper, un soir, elle m’a tout révélé d’un coup . Elle avait déjà décidé que je serais son Infant, mais évidemment elle voulait mon accord.

    Et quand j’ai eu conscience du cadeau qui m’était offert, inutile de dire que je n’ai pas hésité une seconde. Ma mort fut donc décidée et planifiée comme la seconde naissance qu’elle était en réalité. C’est presque solennellement que Starla a planté ses crocs dans ma carotide, plaisir et douleur se mêlèrent dans un brouillard enchanteur. J’ai senti ma Vie m’échapper, mais je n’ai pas lutté et lorsqu’elle s’est ouvert le poignet pour m’offrir sa Vitae salvatrice, j’ai bu avec tant d’avidité qu’elle en a presque été effrayée. J’ai fermé les yeux alors qu’elle caressait délicatement mon visage et j’ai perdu conscience. Les affres de ma mort physique m’ont réveillé, le processus est douloureux mais il en vaut la peine, n’est-ce pas ? Et quelques heures plus tard, je ne voyais plus du tout le monde de la même façon.

    La première nuit de mon Eternité, je voulais tout voir, tout gouter, tout sentir, Starla a retenu mes débordements. Je ne la voyais déjà plus de la même manière, elle que je pensais exotique, mystérieuse, intrépide, flamboyante n’était en rien supérieure à ceux que je voyais comme des insectes. Mais je savais qu’il me fallait me faire à ma nouvelle peau.

    Je suis donc devenu une nouvelle fois un élève appliqué… Starla m’a enseigné les subtilités de mon état et bien sûr elle m’a bourré le crâne avec les pseudo-légendes sur les Anciens. En vérité, je crois qu'elle n'en savait pas plus que moi mais elle aimait asseoir un simulacre de supériorité que je ne contestais pas. Au fond , Starla n'étais pas plus évolué que les moutons humains... Personnellement, je ne voyais vraiment pas pourquoi je devais me cacher dans le noir pour grappiller quelques gouttes au cou de ces stupides fourmis. Car Starla et ses pairs ne tuaient que rarement, ils envoutaient, embrouillaient mais n’asséchaient pas les veines de leurs victimes. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à me réfréner, ma première proie était une douce jeune fille gracile que j’ai saigné jusqu’à l’os.
    Je me suis adapté, je savais que j’étais trop fragile pour envisager de quitter ma Sire , mais c'était un bien piètre prix à payer puisque j’avais l’Eternité devant moi. Et puis, je dois avouer que malgré Starla, l'Italie continuait de me fasciner, je me gavais de Beauté et d'Art, toujours un peu mortifié à l'idée de ne pas être capable de créer. Je n’avais pas encore trouvé ma voie...

    La Vérité de la Chair


    Starla m’avait guidé pour aiguiser au mieux ma télépathie, elle adorait aussi parader en faisant bouger des objets, j'en étais incapable pour ma part. Et j'en concevais une une certaine amertume, j'étais bien supérieur à cette garce, j'entendais le lui prouver. Son don personnel c'était l'invisibilité, pff, ça correspondait bien à ses désirs d’obscurité ! Pour ma part, les 20 premières années, aucun pouvoir ne s’était manifesté, je ruminais de plus belle. Mais un soir, alors que Starla et moi nous régalions de deux calices volontaires, la chair de ma proie s’est mise à onduler, se déformer. Ma Sire m’avait encore une fois excédé et j’ai senti le pouvoir qui affluait en moi. Ca n’a duré que très peu de temps, mais j’ai senti le corps de la fille comme si je rampais à l’intérieur, sa chair était pour moi un livre aussi ouvert qu’un esprit faible pour un télépathe. A partir du moment où j’ai eu conscience de mon don, je n’ai eu de cesse de le développer.

    Mon pouvoir faisait peur à ma Sire, au fil des nuits je m’en suis très vite aperçu. Mais dans son entourage, un certain Ancien m’a encouragé à le faire fructifier. Chaque fois que je l’utilisais, j’avais besoin d’énormes quantités de sang et avec Lorenzo nous faisions des expériences sur des humains kidnappés. Il était fasciné par mon pouvoir et je lui dois une bonne part de la puissance que j’ai réussi à développer aujourd’hui. Modeler et déformer les corps, faire craquer les os, déchirer les muscles ou les réparer, mon don est bien vite devenu ma principale obsession.

    Quant à ma Sire, elle m’agaçait de plus en plus… Sa possessivité, ses crises de jalousie hystériques la rendait bien trop humaine à mes yeux. Elle avait perdu toute l’aura de mystère qu’elle avait pu avoir pour moi. Elle m'encombrait au final...
    Et je m'ennuyais, j'avais soif de nouvelles découvertes, de nouveaux horizons... Certes, j'aurais pu la quitter, tout simplement. Mais quelque part au fond de moi, je détestais l'idée qu'il reste quelqu'un qui m'avait connu lorsque je n'étais qu'une fourmi inoffensive. Ne vous méprenez pas, je lui étais reconnaissant, bien sûr, mais elle me limitait, elle m'aurait désiré servile et obséquieux. Mais je n'étais pas devenu une créature de la Nuit pour feindre des sentiments que je n'éprouvais pas. Je devais prendre mon envol...
    L'occasion s'est présentée lorsqu'elle a voulu fêter ma première centaine d'années. Oh bien sûr, Starla m'avait déjà souvent rebattu les oreilles de leurs Lois Sacrées, aucun vampire ne doit en tuer un Autre... Parole d'Evangile ? Pitié ! Je n'obéissais déjà pas aux Lois Humaines, pourquoi aurais-je plié en mouton terrifié devant une Haute Autorité hypothétique que je n'ai même jamais croisé ? Elle se pensait en sécurité, le pire, c'est qu'elle aurait sûrement du lire mes pensées ce soir-là, malgré mes précautions, elle ne l'a pas fait. C'était une incurable Romantique qui s'illusionnait à loisir sur ma dévotion à son égard... Je lui ai donc donné une dernière nuit inoubliable, une dernière étreinte empreinte de la douceur et de la violence qu'elle adorait chez moi... Et lorsqu'elle s'est endormi entre mes bras, je l'ai décapitée... J'ai même passé toute ma torpeur diurne à coté de ses restes pour les enterrer ensuite dans les profondeurs de la cave de notre maison.
    Je me sentais soulagé, je me sentais libre, le monde m'appartenait enfin, sans aucune laisse pour brider mes désirs...

    Liberté et Paternité


    J'ai quitté l'Italie pour gagner le Nouveau Monde. Mes divers investissements dans ce qui était devenu la Compagnie des Indes assuraient toujours ma fortune, j'y veillais... Le spectre de la pauvreté crasse dans laquelle mes jeunes années avaient baignées m'incitait à ne jamais me reposer sur mes lauriers.

    J'ai écumé ces nouvelles frontières avec une joie féroce, je goutais avec délectation tant de sangs différents. Et, bien sûr, je continuais à expérimenter mon pouvoir. Je modelais les corps mais je me suis très vite aperçu que nombre de fourmis n'attendaient qu'une occasion pour laisser libre cours à leurs plus bas instincts. Je suis devenu entomologiste par vocation. J'étudiais leurs âmes, je déformais leurs corps, et c'est à cette époque que j'ai commencé à rassembler un troupeau. Des fourmis, mâles et femelles, qui se laissaient fasciner par mon aura, les miracles que j'accomplissais me donnaient des allures de Dieu à leurs yeux. Ironique pour quelqu'un qui a toujours méprisé l'absurdité de la Religion ! Mais une source de plaisir et de joie sans cesse renouvelées. J'ai toujours aimé les pousser, les affranchir de leurs limites, ils n'ont qu'une pauvre vie misérable qui dure à peine le temps d'un clignement d'oeil mais ils s'embarrassent de morale et de lois au lieu de profiter pleinement de leur temps.

    Au cours des siècles qui ont suivi, j'ai beaucoup voyagé et de l'Inde au Japon, au final, il y a des moutons et des brebis partout. Quelquefois, j'ai cru déceler en eux une âme sauvage et féroce qui serait à la hauteur de ma Démesure. J'ai donc enfanté à mon tour, deux fois... Deux énormes déceptions...
    La première était une Française, Noémie...Elle survivra 6 mois avant de tellement m'énerver que je fais littéralement exploser son corps dans un accès de rage.
    Amer, je n'ai retenté l'expérience qu'en 1839, avec une charmante Japonaise qui m'enseignait l'art du Katana. Elle a quand même tenu presque 15 ans avant que son propre sabre ne fauche son joli petit visage.
    J'en avais pris mon partie, me contentant des brebis que je modèle, de leur dévotion et de leur obséquiosité... Mais ça finit par être ennuyeux d'être vénéré...

    En 1911, je revins en Europe, pour me stabiliser à Londres pendant quelque temps. J'y possédais une grande maison où vivait mon troupeau de l'époque, gentille fourmis fascinées et serviles. Sans compter la foule d'admirateurs qui se pressait à mes fêtes pour s'immiscer dans mes bonnes grâces.C'est d'ailleurs l'un d'eux qui m'offrit un cadeau que je jugeais méprisable à l'époque.Une vierge vendue au plus offrant. Une nouvelle petite dinde qui n'attira pas mon attention, je me suis servi d'elle, lui faisant passer une nuit où j'alternais douceur et sadisme pour son plus grand plaisir et le mien.
    Je ne remarquais même pas qu'elle était restée avec le troupeau...Chaque nuit les filles se succédaient, certaines mouraient, d'autres survivaient. J'en déformais d'autres à vie, j'aimais voir se pavaner mes marqués sur pattes. La plupart trouvait que c'est un grand honneur d'être défiguré par mes soins.
    Mais un soir, juste avant que je ne leur octroie leur miracle quotidien, j'ai surpris cette délicieuse Enfant égorger un de mes Adeptes. C'est cette avidité, cette Démesure dans ses yeux qui m'a attiré, Mallory était différente, et il me fallait voir à quel point...

    J'en fis un Calice pendant plusieurs nuits où elle apprécia sans façon ma violence, je lui donnais le choix bien sûr mais je ne doutais pas de la réponse. La seule chose que je ne prévoyais pas c'est qu'elle survivra bien plus que les autres.
    D'abord parce que sa démesure me plait, comme moi, elle ne s'interdit rien, profite de tout et de tous. Sa violence peut s'avérer égale à la mienne, j'aime ses yeux joyeux lorsqu'elle plonge ses doigts fins dans des entrailles fumantes.
    En moins de 15 jours, elle avait entièrement décimé mon troupeau. Elle voulait plus, elle voulait tout et j'étais bien décidé à lui accorder.

    Je lui ai offert un palais aux Indes où nous avons passé quelques délicieuses années. Je ne me suis pas lassé, au contraire, je suis devenu son Père bienveillant, elle est mon Bébé capricieux et gourmand. Nous avons écumé ensemble une bonne partie du globe mais Mallory a toujours détesté ma manie de m'entourer de brebis. Possessive avec toute sa férocité, elle ne cesse de me provoquer. Elle ne craint pas mes colères, au contraire, elle en redemande... Nos jeux sont épicés, violents, sauvages, comme nous... Dans les années 60, par exemple, nous sommes devenus les plus meurtriers des Hippies...

    Cela fait donc 100 ans que j'en ai fait ma Fille et elle réussit toujours à m'étonner, me galvaniser, m'affûter. Elle excite ma Jalousie comme j'adore titiller la sienne.

    Nous sommes d'ailleurs restés à l'écart du monde depuis 20 ans... Nous avions tenté une expérience alléchante...Un caprice qui n'a fait qu'aiguiser notre désir mutuel. Nous nous sommes égarés au coeur du Soudan sauvage, loin de toute civilisation, pour un temps nous sommes devenus de vrais Dieux.

    Une tribu, un Temple perdu dans la forêt... Notre Présence a bien vite séparé la tribu en deux, d'un coté les Femmes qui me vénéraient, de l'autre, les Hommes qui adoraient ma Douce Enfant. Petit à petit, nous les avons tous changés, de fiers créatures d'ébène indomptables et sauvages.

    Et pendant tout ce temps, nous nous observions de loin, sans nous abreuver de notre Essence mutuelle, intolérable manque, sublime torture, infamante brûlure. 20 ans sans plonger mes crocs dans la gorge d'albâtre de mon Bébé, 20 ans sans qu'elle ne taillade ma chair, 20 ans sans que nos deux corps se bousculent... 20 ans à se faire la guerre par Infants interposés... Qui craquerait le premier ? C'était tout l'intérêt du jeu...

    Ce fut moi... Principalement parce que la brousse commençait sérieusement à me peser... 20 ans à jouer à Jane et Tarzan, c'est plus que suffisant, non ?
    J'ai décimé son Favori en titre, j'ai jeté le cadavre sur son territoire et j'ai attendu... Elle est venue la nuit suivante, trainant le corps décapité de ma dernière Infante. Avant même qu'elle ne franchisse la porte du temple, j'étais déjà sur elle. Nous nous sommes retrouvés et nous avons abandonné nos Enfants à la jungle pour regagner la civilisation... Enfin !

    Il y a 6 mois de ça... J'avoue que je suis étonné par les changements qui ont secoué le monde lors de notre courte absence. Si on m'avait murmuré que les extra-terrestres étaient sur le point de débarquer lorsque j'ai quitté la civilisation, j'aurais hurlé de rire ! Des Aliens ? Et pourquoi pas Dieu lui-même tant qu'on y est ?

    Mais c'est la réalité... En me reconnectant avec le monde, j'ai tenté d'en apprendre le plus possible là-dessus. Les fameux Egyptiens, les Cylons, j'avoue que ça m'intrigue beaucoup, mais les informations sont parcellaires et pour pouvoir réaliser vraiment à quel point ils changeront la donne, il faut juger sur pièces.
    Alors, j'ai décidé que nous irions passer quelque temps à Los Angeles, histoire de voir de quoi ils ont l'air ces Aliens. Quel goût peut avoir leur Essence ? Et leur chair ? Est-elle aussi modelable que celle des fourmis ?

    Bébé grogne, tempête, hurle, elle me veut entièrement concentré sur elle... Et surtout pas par des extra-terrestres dont elle se fout éperdument. Mais elle suivra, bien sûr, après tout n'ai-je pas cédé totalement à son dernier caprice ? Oui, j'ai apprécié de libérer mon coté primal pendant 20 ans mais mes autres facettes réclament aussi de l'attention. J'ai envie de jouer, j'ai envie de brebis et de luxe, de Beauté et de souffre. Et si on y croise quelques extra- terrestres, cela ne fera qu'épicer un peu plus le jardin de délices de notre Eternité...







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Dernière édition par Hagen Valdis le Lun 20 Sep - 22:51, édité 1 fois
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Dunlaïr
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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Sam 18 Sep - 17:48

Bloody Hell ! Cramponnez-vous Los Angeles ! Laughing Devil

Et toi petit diable, fais-toi remarquer de ton mieux afin que je m'intéresse un peu à ton cas... La Haute Autorité Hypothétique sera ravie de te rencontrer.

Bienvenue, je suis très heureux de te voir ici !
Validé bien sur. Amuse-toi bien !
Et ne déforme pas tout Los Angeles... mmh ? MisterGreen

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Nawel Ialenkaï

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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Sam 18 Sep - 18:03

Bienvenue,

Amuse toi bien parmi nous ...

Un personnage dès plus énigmatique !
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Hagen Valdis

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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Sam 18 Sep - 18:18

Oh oui, j'adorerai que tu t'intéresses à mon cas... Etre puni par une Haute Autorité, j'en frétille d'avance Arrow A force d'en entendre parler sans jamais les voir, je croyais que les 13 c'était comme le Père Noël... MisterGreen


Je suis ravi d'être là, moi aussi et mon Bébé ne tardera pas, je pense...
Je serai sage comme une image, promis * tousse* Enfin presque...
Merci Dunlaïr, je sens que je vais me plaire ici.

J\'adore !

Nawel , merci mais non je ne suis pas énigmatique... Pas autant que les extra-terrestres Cool
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Claudius

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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Sam 18 Sep - 18:50

Bienvenue !

Eh ben ça promet de sacrées réjouissances tout ça, héhé !

J'ai hâte de voir tes œuvres d'art ^^
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Zenobie

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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Sam 18 Sep - 18:55

Bienvenu à toi jeune vampire, (enfin pas si jeune ^^ )

Amuses toi bien !
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Hagen Valdis

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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Dim 19 Sep - 9:30

Claudius, je ne fais pas encore d'expo publique, les gens sont un peu réfractaires à mon Art en général... Mais je fais des expos privées. Arrow

Zenobie, avec tous ces vampires millénaires, je me sens comme un jeune chiot finalement... J'adore ça...

Merci à vous deux...
Et si jamais quelqu'un avait envie d'être ma première rencontre à L.A, n'hésitez pas... Arrow
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Zenobie

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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Dim 19 Sep - 9:36

Si personne ne se lance avant moi, je veux bien endosser ce rôle ^^
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Hagen Valdis

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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Dim 19 Sep - 15:29

J'en serai ravi, Zénobie... Je pense que je ferai l'ouverture avant ce soir, tu as des désirs de trame ou des endroits préférés, ou j'y vais au feeling ?
2512 ? *wooouh * Arrow
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Zenobie

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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Dim 19 Sep - 16:21

Ne sois pas troublé par mon age. ^^
Je suis douce et gentille!
Je laisse faire ton feeling ! =)
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Hagen Valdis

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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Dim 19 Sep - 16:34

Douce et gentille ? Ca veut dire que tu ne me puniras pas si je suis un méchant garçon ? Dommage... MisterGreen

Merci en tout cas, je t'enverrai le lien quand je l'aurais ouvert. Wink
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Zenobie

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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Dim 19 Sep - 17:00

Douce et gentille ne veut pas pour autant dire que j'en oublie ma nature de vampire. J'ai des contacts parmis les plus vicieux. Fais gaff :p
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Dunlaïr
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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Dim 19 Sep - 17:08

Zénobie...
Pour une nouvelle ça n'est pas dur à retenir : Deux.
Je vais te donner des mémos techniques : deux comme deux yeux, comme deux bras, comme deux jambes, ou encore deux comme deux posts par personne pour accueillir les nouveaux et éviter de poluer les fiches de flood.
Ceci est un premier avertissement à l'amiable avant que je ne me fache tout rouge...


Hagen... nous nous croiserons. Ne t'en fais pas pour ça. Je dois toujours avoir quelques sbires sous mes ordres qui voyagent dans le monde pour me raporter des nouvelles de vampires... particuliers. Ca n'est qu'une question de temps.

_________________
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Siobhan L. O'Flaherty

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MessageSujet: Re: Hagen Valdis[Terminé ]   Dim 19 Sep - 20:38

    J'arrive après la bataille ( comme toujours ) mais Bienvenue Very Happy
    Au plaisir de te croiser, cela pourrait s’avérer intéressant...

_________________
    ♠ NEVER WAS A GIRL WITH A WICKED MIND`but everything looks better when the sun goes down. Taste me, drink my soul, show me all the thing that I shouldn't know. I had everything, opportunities for eternity & I could belong to the night • MakeMeWannaDie The Pretty Reckless
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Hagen Valdis[Terminé ]

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